Salaires, emplois, missions : le 24 janvier amplifier la mobilisation et frapper fort !


RAPPEL D’UNE SITUATION INACCEPTABLE

- Un 20 novembre 2007 avec une mobilisation d’ampleur des fonctionnaires qui a contraint le ministre à ouvrir des discussions sur le pouvoir d’achat dans la Fonction publique.

- Un ministre qui continue à faire la sourde oreille aux revendications clairement exprimées par les personnels et qui refuse d’augmenter les salaires en revalorisant le point d’indice et en rattrapant la perte de pouvoir d’achat enregistré depuis 2000.

- Une seule réponse à ce jour, dans la logique du "travailler plus pour gagner plus", avec l’instauration de mesures individuelles (rachat de jours RTT, le paiement d’hypothétiques heures supplémentaires...) contre la pérennisation de gain en terme de pouvoir d’achat.

ET POURTANT DE L’ARGENT, IL Y EN A ! STOP AUX IDEES RECUES !

- 1% d’augementation de la valeur du point pour les 5,2 millions d’agents de la Fonction publique, cela représente environ 1,3 milliards d’euros.

- L’ensemble des frais des personnels (salaire+primes+cotisations sociales+retraites) des trois versants de la Fonction publique a reculé de 1,1 point de PIB entre 1997 et 2005, soit environ 19 milliards d’euros.

- Les 60 patrons - actionnaires les plus fortunés - se sont versés 1,8 milliards d’euros de dividendes au titre de 2006.

- Le bouclier fiscal mis en place par la majorité coûtera environ 500 millions d’euros au budget de l’État pour quelques milliers de contribuables parmi les plus riches.

HALTE AUX SUPPRESSIONS D’EMPLOIS

- Un président de la République et un gouvernement qui annoncent - où plutôt cherchent à imposer une "Révision Générale des Politiques Publiques"... pour mieux répondre aux intérêts des usagers, des contribuables et des fonctionnaires ? Assurément pas ! Dans la réalité, bien avant que les mesures ne soit définies, un rapport parlementaire dévoile déjà l’objectif réel de réduction massive du budget de l’État. Le chiffre de 14 milliards d’euros est avancé en première étape avec en premier lieu l’emploi public, cible de la RGPP.

- Au MAEE, les réformes successives ont été désastreuses en matière d’effectifs, la RGPP va prendre le relais au détour des projets de restructuration et de démembrement des services à l’Administration centrale et à l’Étranger, en particulier dans le réseau culturel (voir l’article du journal La Croix du 17/12/2007). Les personnels et leurs représentants devront-ils apprendre ce qui les attend par voie de presse ?


Moins de service public, moins de personnels, casse du statut, des droits et garanties, salaire remplacé par une individualisation des rémunérations... Cette situation est inacceptable !

LA REPONSE EST UNIQUE, IL FAUT REAGIR

Tout démontre qu’il n’y aura pas d’avancée significative sans intervention et mobilisation des salariés.

La journée de grève et manifestations du jeudi 24 janvier 2008 s’inscrit dans cette démarche.

C’est tout le sens de l’appel des organisations syndicales : CGT, FO, FSU, UNSA, CFTC, Solidaires.

La CGT/MAE appelle les personnels à faire du 24 janvier une journée massive de mobilisation pour obtenir :

- Le rattrapage des pertes du pouvoir d’achat (actifs et retraités) à travers l’augmentation de la valeur du point d’indice et une négociation sur la reconstruction de la grille.

- Un emploi public statutaire basé sur les besoins réels en matière de services publics, un moratoire immédiat sur les suppressions programmées et des créations urgentes dans les services les plus en difficulté.

- Une fonction publique de qualité et de proximité, respectueuse des missions et des qualifications, répondant encore mieux aux besoins de toute la population.

Alors tous en grève le 24 janvier, tous aux manifestations !

pour tout arguments et informations supplémentaires, lire le communiqué de la CGT Fonction publique en pièce jointe.