Que serait le MAE sans les stagiaires ?


Le combat social (médiatisé efficacement par "Génération Précaire")
des stagiaires masqués anonymes de l’automne 2005 a permis de faire
entendre la voix des stagiaires souvent surdiplomés que les entreprises
et les administrations emploient abusivement sans les remunérer
décemment. "Ce mouvement original sans troupes ni démonstration de force a su trouver un large écho".
Aprés une rencontre avec le premier ministre "Génération Précaire" a obtenu qu’un article de la loi égalité des chances (combattue dès la parution du projet de loi par la CGT et pas uniquement à propos du CPE) oblige les employeurs à indemniser les stagiaires à partir du quatrième mois de stage. Maigre victoire mais victoire quand même.

Certains services du Ministère fonctionnent avec 20% de stagiaires.
Avec magnanimité, l’Administration leur accorde le remboursement de la moitié de leur carte orange ( 25€ par mois) et un tarif préférentiel au service de restauration du Ministère (2,62€ par repas).

Le stage doit rester un outil pédagogique dans le cadre d’une formation. Il ne saurait suppléer le manque d’effectif criant de la Fonction Publique. La lutte des stagiaires n’est pas achevé. La CGT portera leurs revendications devant l’administration pour que le statut de stagiaire soit clairement défini et les droits des stagiaires reconnus. Elle demande à l’Administration, qui n’a pas su lui répondre, d’établir un état des lieux du nombre de stagiaires au Ministère des Affaires étrangères, en France et à l’étranger.