Prospérité pour les financiers, austérité pour les salariés : Il faut agir !


Pour refuser l’austérité et gagner une autre répartition des richesses

Après la Grèce, le Portugal, l’Espagne et l’Italie, c’est maintenant, conformément aux diktats des marchés financiers, de l’Union européenne et de ses relais institutionnels, au tour de notre pays de subir une succession et une amplification de plans d’austérités et de mesures antisociales.

Le troisième plan d’austérité en moins de 3 mois du gouvernement décidé le 7 novembre 2011 et renforcé le 14 novembre, cherche encore et toujours à faire payer par les salariés la dette dont seuls le gouvernement et les politiques libérales sont responsables.

Parmi les mesures prises le 7 novembre 2011 sont prévus :

- Gel du montant de la plupart des prestations sociales et indexation de ces prestations sur une hypothétique croissance attendue.
- Hausse à 7% du taux réduit de la TVA (sauf produits dits de première nécessité), avec pour conséquence, les titres de transport, les livres, la rénovation des logements plus chers.
- Augmentation des impôts par le biais de la désindexation des barèmes. Les maigres augmentations salariales feront alors basculer des milliers de contribuables dans la tranche supérieure. Cela représente une augmentation conséquente pour un salarié au smic.
- Nouvelles attaques, sous le couvert fallacieux de lutter contre la fraude à la protection sociale :

  • Contre la Sécurité Sociale et le droit à la santé par l’instauration d’un 4ème jour de carence pour les salariés du privé
  • Contre le statut de fonctionnaire par l’instauration d’un jour de carence pour les fonctionnaires

- Durcissement de la mise en œuvre de la contre réforme des retraites en avançant à 2017 les mesures prévues pour 2018

Dans le même temps, et pendant que les salariés se tuent au travail, le gouvernement continue à distribuer les cadeaux fiscaux aux riches, les exonérations de cotisations sociales toujours plus importantes pour les patrons, mais aussi pour les grands groupes de services et industriels. Ces mesures prises à l’égard du patronat et des banques d’affaires ont eu pour conséquence de diminuer dans des proportions gigantesques les recettes de l’état et de faire s’envoler le déficit pendant la mandature du gouvernement (+85 milliards d’euros). Sans parler de la dette qui dorénavant s’élève à près de 1 700 milliards d’euros.

S’il n’y avait pas eu toutes les mesures décidées par les gouvernements successifs en faveur des hauts revenus et des entreprises, il serait rentré 142 milliards d’euros de plus dans les caisses de l’État, soit le montant du déficit.
De plus, la dette procure 45 milliards d’euros aux établissements financiers créanciers de l’État, soit l’équivalent du produit de l’impôt sur le revenu(chiffre 2010).
La dette est une rente au profit des spéculateurs et des banquiers qui s’engraissent sur les sacrifices imposés à la population.

Le gouvernement et les organismes financiers sont seuls responsables de la dette et cette dette n’est en aucune sorte celle des salariés qui en sont tous victimes.

Dans les jours, les semaines et les mois qui viennent, la mobilisation doit se réaliser pour gagner sur l’emploi et les salaires, la protection sociale, la reconquête des services publics et de l’industrie. Il faut remettre l’économie au service de l’humain !

Vous trouverez en pièces jointes :

  • Communiqué des syndicats de la Fonction publique pour le 13 décembre.
  • Le 4 pages « Austérité : il faut agir ! » de la CGT.
PDF - 865.8 ko
Résolution CES lors de son congrés,
PDF - 1.2 Mo
Manifeste d’Athènes, engagements 2011-2014,

Cet article est inspiré du communiqué de presse de la CGT/FERC (Fédération CGT de l’Éducation de la Recherche et de la Culture)