15 AVRIL 2016 : PARUTION DU LIVRE DE BERNARD THIBAULT, " LA TROISIEME GUERRE MONDIALE EST SOCIALE", AUX EDITIONS DE L’ATELIER, 226 PAGES.


AVEC LE CONCOURS DE PIERRE COUTAZ DU SECTEUR INTERNATIONAL DE LA CGT

" La situation sociale des travailleurs dans le monde se dégrade. Pour contrer cette tendance qui n’a rien d’inéluctable, il nous faut progresser dans notre capacité à imposer les droits sociaux pour tous en agissant pour des normes internationales du travail qui s’imposent aux entreprises et aux Etats. L’organisation internationale du travail peut être un atout pour rendre cet impératif efficace. Débattons-en".

Bernard Thibault

Si depuis plusieurs décennies le progrès social s’illustrait par une avencée des droits, des libertés et des conditions matérielles pour les travailleurs, ce n’est plus le cas aujourd’hui. Le chômage augmente, 40% des travailleurs dans le monde n’ont pas de contrat de travail, des dizaines de millions d’enfants sont contraints de travailler. Près d’un milliard et demi de personnes vivent avec moins de 4,5 euros par jour, 70% de la population mondiale n’a pas de protection sociale, le droit de grève et les libertés syndicales sont loin d’être un droit universel...

En Europe, les droits sociaux sont fréquemment présentés comme des "privilèges" d’un autre temps. La version néolibérale de la mondialisation a fait de la concurrence un absolu qui s’est étendu à la planète entière. Les dègats humains de cette véritable guerre sociale mondiale sont énormes. Pourquoi cette situation ? Quelles en sont les origines, qui en est responsable et comment en sortir ?

Tel est le débat proposé dans ce livre.

Le 13 avril à 12h, Bernard Thibault a présenté son livre lors d’une rencontre à la Bourse du Travail, à Paris, rue du Château d’ Eeau, près de la place de la République. La CGT/MAE était présente dans la salle.

EXTRAITS, PAGE 18 :

- " A l’échelle mondiale, la moitié de la population active travaille dans le secteur informel, c’est à dire sans contrat de travail.

- Ce travail informel progresse, y compris dans les pays développés. La France n’échappe pas à cette tendance où la part de l’activité non déclarée est estimée à 6,9% du Pib et susceptible d’employer plusieurs centaines de milliers de personnes.

- 2,3 millions de travailleurs décèdent chaque année du fait d’un accident ou d’une maladie liée au travail. Il existe ainsi plus de victimes dans le cadre du travail qu’il n’y en a dans tous les conflits et guerres réunies au cours d’une année !

- Le nombre de personnes en âge de travailler qui ne le peuvent plus pour cause de maladie ou d’incapacité dépasse désormais le nombre de chômeurs ! "