Meilleurs voeux 2013 : pourquoi ne pas souhaiter une grande année de résistance aux idées reçues sur la crise et la rigueur budgétaire ?


Tout d’abord, permettez-nous de souhaiter à chacune et à chacun d’entre vous une bonne année ainsi qu’à vos proches.

Que 2013 réponde à tous vos espoirs qu’il s’agisse de votre vie personnelle, professionnelle, sociale ou culturelle.

A cette occasion, en annexe, veuillez trouver la carte de vœux de l’UGFF-CGT pour l’année nouvelle.

Nous vous souhaitons également une grande année de résistance aux idées reçues, notamment en matière d’inéluctabilité de la crise et d’impératif de rigueur budgétaire sous la double contrainte des marchés et des agences de notation.

Pour entrer en résistance lire et relire le texte de Sébastien GUEX datant de 2003 sur « La politique des caisses vides » s’impose (en respectant, bien entendu, les droits réservés liés à la diffusion de ce texte).

Nul doute que "la politique des caisses vides", toujours d’actualité, est “une stratégie mûrement réfléchie". Comme le revendiquait l’une des pionnières de l’asséchement des recettes de l’État en novembre 1997 : " Si vous ne connaissez pas une véritable crise, inventez la ! ".

L’Europe est devenue « un camp de redressement budgétaire » selon l’expression d’Hubert VEDRINE. En accord avec cette politique, comment alors s’étonner des déclarations du ministre des Finances Publiques Pierre MOSCOVICI qui affirme dans le journal “les Échos” du vendredi 4 janvier, à propos de son ministère, « qu’un gel et surgel des crédits sera prochainement mis en place avant que la modernisation de l’action publique (RGPP bis) ne produise ses effets. Nous nous sommes engagés à réaliser 10 milliards d’économies par an. Dix milliards supplémentaires devront être trouvés pour financer le pacte de compétitivité... Je le dis aux français : nous ne faiblirons pas, nous ne mollirons pas. Nous prendrons les décisions nécessaires dans les prochaines semaines. »

Ces décisions concerneront l’ensemble des Fonctions publiques et appelleront bien entendu une riposte syndicale la plus large possible.

Le MAE ne sera certainement pas à l’abri de ces nouvelles mesures.

Ce type de déclaration a aussi pour objectif de rassurer les marchés mais les marchés n’en ont nul besoin car toujours selon “les Échos” du 4 janvier et son article, “Très bon début d’année pour la dette française”, « La France a reçu un excellent accueil des investisseurs. L’ État a emprunté à dix ans à 2,07% le taux le plus bas de son histoire... La France doit emprunter 169 milliards cette année, en intégrant les montants de dette qu’elle rachète aux investisseurs pour annulation. »

La France n’est donc ni un État pauvre ni un État au bord de la faillite car c’est bien connu les investisseurs ne prêtent qu’aux riches.

Il va donc falloir cette année lutter encore et encore pour obtenir des avancées sociales dans la fonction publique de l’État.

Comme le rappelle Bernard THIBAULT dans ses vœux pour 2013 : « nombreux sont ceux qui voudraient convaincre les salariés qu’il n’y aurait qu’à faire le dos rond, en attendant des jours meilleurs. La CGT est là pour les aider à relever la tête et affronter ensemble les défis qui nous sont lancés. »

Alors bonne année de luttes et de résistances au coté de la CGT, tout en préparant le 50ème congrès de la CGT, le 26ème congrès de l’UGFF-CGT et le prochain congrès de la CGT-MAE qui aura lieu à la fin de l’année 2013.

Daniel VAZEILLE, pour le Syndicat CGT-MAE