Manos arriba ! Esto es un atraco !


Les mains en l’air ! C’est un Holp up !

« Hier, nous étions tous mineurs, aujourd’hui, nous sommes tous fonctionnaires, de la même façon que nous sommes tous chômeurs (...), et demain, s’il faut, nous serons tous retraités (parce que les retraites ne sont pas à l’abri des prochaines salves d’austérité) », résume l’écrivain Isaac Rosa sur son blog (Extrait de l’article “Espagne : de nouvelles manifestations alors que l’aide aux banques est incertaine” de Médiapart en date du 20 juillet 2012)

La crise économique espagnole consiste à sauver les banques, en contraignant la population à se serrer la ceinture.

24 milliards d’euros de renflouement pour Bankia, 100 milliards d’euros d’un plan d’aide européen pour recapitaliser le secteur bancaire.

- La politique de l’austérité, c’est de réduire considérablement (environ 60%) les aides aux mines de charbon dans les Asturies mais aussi dans la région du Leon. Les mineurs espagnols sont en grève depuis le 28 mai 2012 pour défendre leur gagne-pain et refuser le sacrifice économique de leur région.

24 milliards de renflouement pour Bankia, 200 millions d’aides en moins pour les mines : une austérité à deux vitesses qui condamne les gens à la pauvreté et à l’émigration des plus jeunes faute de perspectives dans leur région.

- La politique de l’austérité, c’est pour les fonctionnaires une réduction de leur salaires (de 5% en 2010 , le gel des salaires jusqu’à présent et la suppression de la prime de Noël équivalent à 7% du salaire), la suppression des jours libres (hors jours fériés) et le non remplacement des postes. Pour les nouveaux chômeurs, ce sont des indemnités réduites au bout de six mois. Pour tous, une hausse de TVA.

100 milliards d’euros pour recapitaliser les banques, engagement de baisse de 65 milliards d’euros d’économies sur les dépenses publiques jusqu’en 2014.

Après les mineurs des Asturies en grève, descendus dans la rue et exprimant leur colère la semaine dernière à Madrid au terme d’une marche de plus de 400 kilomètres, c’est toute l’Espagne qui s’embrase !!!

Avec les camarades salariés espagnols, chômeurs et fonctionnaires, l’UGFF CGT estime que la situation est inacceptable.

L’UGFF- CGT, solidaire des travailleurs de la fonction publique, des salariés et chômeurs espagnols, s’allie à eux pour dénoncer les plans de rigueurs draconiens imposés par les gouvernements et l’Europe dont le but est entre autres, d’accorder de plus en plus de bénéfices aux banques et de dividendes aux actionnaires au détriment de l’emploi dans le privé ou le public !

Nos camarades Espagnols ont toute légitimité pour entamer une lutte d’envergure.

Grecs, Espagnols, Italiens, Portugais, Français…, nous ne devons pas accepter les mesures de gouvernance économique Européenne mises en place qui menacent les acquis sociaux des dernières décennies.

D’autant que ces mesures sont adoptées sans concertation sérieuse du parlement européen et des citoyens.

Face à tant d’injustices et de mépris, de déni de la démocratie il est indispensable que les citoyens imposent le débat par des actions significatives.

Pour sauver la démocratie, sauvons tous ensemble les services publics, l’emploi en Espagne, en France, en Grèce et ailleurs ….

Résistons solidairement !

Les banques, l’Europe et les gouvernements n’ont pas à nous imposer quoi que ce soit. Les services publics ne sont pas des gouffres financiers. Ils sont les remparts de la démocratie.

Le combat d’aujourd’hui de nos camarades espagnols pourrait bien être le notre demain !

Lire le communiqué de l’UGFF-CGT ci dessous