Tous dans l’action le 5 mars 2013 : Non à l’accord de régression sociale du 11 janvier ! Non à une loi qui facilite les licenciements et la flexibilité !


Tous dans l’action le 5 mars ! Non à une loi qui facilite les licenciements et la flexibilité !

Le 11 janvier 2013, les négociations nationales dites de « sécurisation de l’emploi » se sont terminées par un accord d’une extrême gravité pour les droits des salariés.

La CFDT, la CGC et la CFTC ont décidé de le parapher.

La CGT et FO qui représentent plus de salariés que les trois organisations syndicales signataires, ont refusé de signer cet accord de régression sociale.

Flexibilité, mobilité contrainte, chantage à l’emploi

Cet accord refusé par la CGT et par FO organise une plus grande flexibilité pour les salariés, un recul de leurs droits individuels et collectifs au bénéfice des employeurs.

Le « nouveau modèle économique et social » que cet accord veut imposer, n’a rien de neuf : c’est le règne du « gré à gré », la destruction des socles de garanties collectives, comme si le salarié était à égalité face à son patron. C’est aussi la culpabilisation des salariés dès qu’ils font valoir leurs droits.

Cet accord tente de briser les capacités de résistance des salariés. C’est le libéralisme et sa loi de la jungle ! Pourtant, les Français ont rejeté cette logique en mai dernier.

Projet de loi sur le marché du travail : La grande braderie

Un projet de loi doit être présenté au Conseil des ministres début mars, pour ensuite être voté au Parlement en mai.

Le Medef, qui pense tenir là sa revanche, appelle à transposer l’accord « tel quel » dans la loi. Il n’y a aucune raison de lui faire ce cadeau.

Le Medef peut sortir gagnant ! Le gouvernement a donc remis sa copie du projet de loi sur la sécurisation de l’emploi et il reprend à son compte les dispositions les plus régressives de l’accord signé le 11 janvier.

Faudrait-t-il, pour travailler, accepter de perdre tous ses droits ?

La CGT et FO appellent ensemble, et c’est une première depuis de nombreuses années, à l’action dans toute la France le 5 mars qui doit se traduire par des rassemblements, des manifestations et des arrêts de travail.

Les syndicats Solidaires et FSU s’opposent eux aussi à l’accord et appellent à la mobilisation.

Le Syndicat de la Magistrature et le Syndicat des Avocats de France dénoncent les importants reculs en matière de Droit social.

En quoi cela nous concerne ?

Si cet accord concerne le secteur privé, il nous concerne tous ! D’abord parce que nous avons souvent un ou plusieurs membres de nos familles qui travaillent dans le secteur privé ou qui « galèrent » pour trouver un véritable emploi. Ensuite car nous savons d’expérience que les reculs sociaux dans un secteur nourrissent toutes les tentatives de faire reculer les droits pour tous.

De ce point de vue, on ne saurait ignorer que cet accord intervient au moment même où le gouvernement amplifie sa politique d’austérité. Cela passe en particulier par une réduction drastique des moyens pour les instruments de solidarité sociale que sont les services publics et les personnels qui les font vivre au quotidien dans des conditions de plus en plus insupportables. Cela passe aussi par un nouveau gel du point d’indice qui conduit à la perte de 13% de leur salaire pour les fonctionnaires sur les dix dernières années.

Il convient également de mesurer que ces politiques auxquelles sont déjà soumis les travailleurs grecs et espagnols ne font la joie que des actionnaires et des affairistes pendant qu’elles génèrent l’appauvrissement du plus grand nombre.


La CGT-MAE appelle les personnels du ministère des Affaires étrangères à participer aux manifestations unitaires CGT, FO, FSU, Solidaires à Paris et Nantes.

Un préavis de grève a été déposé par l’Union Générale des Fédérations de Fonctionnaires (UGFF) pour ceux qui voudraient se déclarer grévistes.

LE 5 MARS, NOUS NE LAISSERONS PAS FAIRE !!!

Rendez-vous à Nantes à 10h30 place du Commerce à l’appel de la CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES, UNEF.

Rendez-vous à Paris à 14h00 place du Chatelet vers l’Assemblée Nationale à l’appel de la CGT, FO, FSU, SOLIDAIRES.