Le 19 mars, avec vous, tout est possible ! Renforçons l’action pour nos revendications


Le 29 janvier dernier, des milliers de salariés ont fait entendre leur refus de payer une crise qui n’est pas la leur et ont exigé que soient prises en compte leurs revendications. Le président de la République, pour tenter de désamorcer le mécontentement légitime et profond du monde du travail, s’active... mais ses « réponses » ont en commun de ne répondre en rien aux attentes sociales et de créer les conditions de la poursuite d’une politique toute dévouée aux plus riches et aux exigences du MEDEF.

- La première réponse, c’est le prétendu sommet social que la Présidence a du concéder à la mobilisation. Il a accouché d’une souris misérable au regard des enjeux, assortie de mesures dangereuses. Le résultat est clair : une nouvelle fois, peu de concret pour les salariés, mais des milliards pour le patronat.

  • Les médias se sont complaisamment chargées d’en exagérer la portée. Voilà pour rassurer le bon peuple ! (A signaler que cette initiative fut aussi l’occasion pour le président de mettre une nouvelle fois à l’index la Fonction publique et ses personnels, et de confirmer des milliers de suppressions d’emplois).

- Les autres réponses se font tout azimut. Le président de la République est partout, parle sur tout. Résultat : c’est la casse pour tous. Le but est d’ancrer l’idée que rien ne l’arrêtera dans sa volonté de convertir la société française au libéralisme le plus débridé.

  • Le ministre Woerth est bien dans cette démarche. Lors du récent « sommet social Fonction publique », il a dit « non » à toutes les revendications dans l’objectif d’asseoir le fatalisme et faire rentrer les salariés dans leurs coquilles !
    • rien sur les salaires,
    • rien sur l’arrêt des suppressions d’emplois,
    • rien non plus sur l’exigence de retrait des projets de lois « mobilité et parcours professionnel » ni sur « Hôpital, Patients, Santé, Territoire » !

Mais quelque chose change en profondeur dans ce pays. Les salariés du privé comme du public mesurent de plus en plus dans leur quotidien la distance entre les discours et les actes. Mais ils constatent aussi et surtout le lien entre l’aggravation de leurs conditions de vie et de travail et la politique développée par le Président de la République et son gouvernement.

Devant ce grand raid de la casse sociale, l’essentiel réside dans la poursuite, la construction déterminée, l’amplification d’un mouvement social unitaire. Quelles que soient ses formes, il doit s’affirmer, par sa puissance, irrésistible dans l’exigence de justice sociale et de satisfaction des revendications..

Chaque salarié, précaire, privé d’emploi, retraité doit y trouver et y prendre sa place. Cela demande que les syndicats, dans l’unité la plus large, favorisent les rencontres et les échanges entre tous les salariés, dans l’entreprise, le Service public ou la localité, pour débattre des revendications et pour permettre l’engagement du plus grand nombre.

- Dans cette situation, les revendications des organisations syndicales interprofessionnelles s’avèrent en phase avec les aspirations des salariés quand elles se fixent comme finalité de :

  • défendre l’emploi privé et public,
  • lutter contre la précarité et les déréglementations économiques et sociales,
  • exiger des politiques de rémunération qui assurent le maintien du pouvoir d’achat des salariés, des chômeurs et des retraités et réduisent les inégalités,
  • défendre le cadre collectif et solidaire de la protection sociale, des services publics de qualité.

- Et dans son prolongement, la position unitaire des syndicats de la Fonction publique précise ces attentes fortes et très largement partagées par les agents :

  • Arrêt de la politique de suppressions d’emplois,
  • Augmentation significative de la valeur du point d’indice et réévaluation de la grille indiciaire,
  • Retrait des projets porteurs de reculs pour la population et les fonctionnaires,
  • Préservation et amélioration des garanties collectives

Le 19 mars, ensemble, par la grève et les manifestations, renforçons l’action pour nos revendications !