La "Sagha" de la journée de solidarité au MAEE : non à la double peine !


Deux journées de solidarité au lieu d’Une

Les modalités d’application de la journée de solidarité au Ministère des affaires étrangères et européennes ont été précisées par un arrêté du 30 juin 2008 et sont entrées en vigueur dès septembre.

- L’arrêté précise à propos des agents en fonction à l’administration centrale :

  • pour ceux dont les jours sont "forfaitisés" (catégorie A essentiellement), cette journée est décomptée du contingent des jours RTT.
  • pour les autres (catégories B et C pour la plupart), sept heures sont décomptées du contingent d’heures portées au crédit de la situation des agents. Ce débit est comblé sur la période couvrant les mois de septembre et d’octobre de l’année au titre de laquelle la journée de solidarité est accomplie.

- A propos des agents en fonction dans les services à l’étranger :

  • la journée de solidarité prévue, prend la forme d’un jour chômé, travaillé dans la limite de sept heures.
  • ce jour, qui ne peut être le 1er mai et ne peut correspondre à un jour férié local, est déterminé, en fonction des contraintes du pays de résidence, par le chef de poste diplomatique. Il est déduit du nombre de jours fériés accordés au titre des fêtes légales.

- Dans les services centraux, l’administration gère le temps de travail et les absences dans un logiciel dédié, baptisé SAGHA.

- Pour des raisons pratiques, l’administration a décidé d’appliquer la journée de solidarité dans SAGHA à l’ensemble des agents, sans discernement ni considération pour les agents de retour de poste et affectés en administration centrale depuis l’été.

- En effet, le décompte s’est opéré au détriment de plusieurs d’entre-eux, ayant déjà contribué à la journée de solidarité en poste, qui se sont donc vus octroyés sept heures supplémentaires dans SAGHA pour le même motif.

Ces agents ont donc contribué deux fois à la journée de solidarité en 2008 pour raison de souplesse de gestion du logiciel SAGHA !

Lire le courrier de la CGT au Directeur Général de l’Administration.