La RGPP cache un véritable plan social !


Pour une mobilisation contre le plan social qui s’annonce

- Présentée comme le seul moyen de résorber un déficit accusé de tous les maux, la RGPP se donne, en 1ère étape, de réduire de 7 milliards d’€uros les moyens de fonctionnement des administrations de l’État d’ici 2011, à comparer avec le paquet fiscal de 15 milliards d’€uros, offert aux plus fortunés du pays, il y a quelques mois !

- Ce texte, même s’il fait référence principalement à la fonction Publique de l’État aura un impact sur les autres versants de la fonction publique. En effet, la révision générale des politiques publiques (RGPP) vise à réduire de manière drastique le nombre de fonctionnaires en orchestrant un redéploiement des effectifs à l’intérieur de l’État en premier lieu et dans la territoriale et l’hospitalière, voire vers le secteur privé.

- Au delà de la mobilité contrainte que ce redéploiement des effectifs induit, le plan de réduction d’emploi s’annonce d’une ampleur inédite : l’hypothèse de l’ordre de 200.000 emplois supprimés pourrait se confirmer. Ainsi l’exemple canadien des années 90 serait mis en œuvre avec des licenciements d’agents publics.

- Ne nous y trompons pas, il ne s’agit pas simplement de ne pas remplacer un fonctionnaire sur deux partant à la retraite, ni de faire mieux avec moins comme le marketing public des ministres veut le faire croire ; il s’agit de ne plus faire du tout ou de faire tout autre chose, au mépris de l’intérêt général .

- La RGPP c’est réduire ou transférer le maximum de missions de l’État pour de nouvelles privatisations, il s’agit de céder le plus possible ce qui est solvable, ce qui coûte.

- Pour mener cette réforme, le gouvernement organise la « mobilité » des fonctionnaires. La place faite demain aux agences d’intérim, la mise en œuvre du pécule de départ, les mesures incitant à développer des emplois à temps non complet, ressemblent à de la précarité organisée, et sont des éléments forts d’une politique délibérée.

- Une des dispositions centrales du projet de loi prévoit la mise en disponibilité d’office et sans traitement des fonctionnaires en cas de suppression de leurs postes.

- Cette politique vise à enterrer le Statut Général des fonctionnaires et ces mesures attestent qu’il s’agit d’un plan social à venir qui sera doté de mesures que connaissent depuis longtemps les salariés victimes des réductions d’effectifs dans le privé. Demain, on demandera aux agents d’être « acteur de leur reclassement ». Pour les non reclassés, il restera le pécule de départ !!

En clair, c’est la porte ouverte aux licenciements des agents publics quel que soit leur statut, fonctionnaires comme non titulaires ! ! !

- Les conséquences de la RGPP sur la population sont multiples : fermeture de tribunaux de proximité, fin de l’indépendance de l’inspection du travail, privatisations comme à la DDE, mise en concurrence des établissements scolaires, des établissements de soins au profit des cliniques privées, suppression des services du ministère de la santé (DDASS), fusions et fermetures de service dans les finances, fusion et suppression de services au ministère de la culture en administration centrale comme dans les DRAC, transformation du statut de l’hôpital public, privatisation de services municipaux...

La CGT s’oppose à la logique de la RGPP de dégradation et de démantèlement de la Fonction Publique d’État, de la Fonction Publique Territoriale et de la Fonction Publique Hospitalière.

- C’est pourquoi la CGT/MAE soutient l’initiative « Le service public est notre richesse » (voir la pétition contre la RGPP sur le site http://service-public-notre-richesse.fr) et se montre solidaire des mobilisations en cours dans les secteurs en lutte (Culture, Éducation, Impôts / Trésor...).

La riposte la plus large, la plus globale et la plus unitaire est impérative pour faire reculer les projets gouvernementaux et pour un service public en faveur du progrès social.