Comité Technique Ministériel du 14 mai 2014

Déclaration de la CGT MAE en ouverture de la réunion


Initialement prévu sur 2 jours (14 et 15) l’administration n’a pas souhaité reporter la 2ème journée mais rassembler les débats et l’examen de l’ordre du jour sur une seule journée.
La CGT MAE, qui avait demandé le report pour cause d’appel intersyndical contre la poursuite du gel d’indice, a fait une déclaration liminaire et à refuser de s’associer à ce "concentré" de dialogue social.

La CGT MAE souhaite dénoncer le manque de considération à l’égard des personnels et de leurs représentants ainsi que la dégradation continuelle des conditions d’exercice de nos missions de service public.

Nous n’allons vous donner que quelques exemples symptomatiques afin de faire court.

Tout d’abord, nous proposer de tenir le CTM en une seule journée démontre la volonté d’expédier le dialogue social au détriment des débats de fond. La journée de mobilisation du 15 mai est connue depuis maintenant quelques semaines. L’administration pouvait donc prévoir une date permettant de traiter tous les points inscrits à l’ordre du jour.
Les représentants CGT ne sauraient par ailleurs, alors même que la question du temps de travail concernant la conciliation vie privée-vie professionnelle est à l’ordre du jour, faire une journée marathon. Pour nous, c’est clair cette journée s’achèvera à 19h30 et nous demandons que les points qui n’auraient pas été traités fassent l’objet d’une journée en report après le collectif budgétaire.

De même, la récente réforme des temps de séjour est inacceptable tant sur la méthode que sur les conséquences induites pour les agents. La méthode puisqu’aucune concertation n’a eu lieu, les conséquences puisque pour une majorité de postes, les temps de séjour ouvrant droit à billet s’allongent, entrainant ainsi un préjudice financier pour les agents.

Dans la même logique strictement comptable, la poursuite de la politique de réduction des effectifs met en péril l’exercice des missions, tout en accentuant la dégradation des conditions de travail et les risques psycho-sociaux pour les agents.

Par ailleurs, concernant les conditions de mise en œuvre du mouvement 2014 pour les catégories C, nous constatons une nette augmentation de l’insatisfaction des agents face au traitement dont ils font l’objet de la part de la DRH. En outre, nous relevons que c’est la première fois que la DRH refuse de recevoir les représentants CGT-MAE pour aborder les problèmes d’affectation.

L’action sociale, enfin, dont on comprend qu’elle n’est pas la priorité de notre administration malgré l’affichage. Dépecer le budget de l’action sociale et déposséder les personnels d’une partie de leurs attributions en matière de gestion des prestations sociales constitue là encore une énième atteinte aux acquis sociaux.

Et si nous devions tous les citer, nous ne sommes malheureusement pas sûrs que la journée y suffirait, nous allons donc nous arrêter là !

PARIS, LE 14 MAI 2014