13 octobre : Un rendez-vous commun des salariés du privé et du public à Paris pour nos droits à la protection sociale


Manifestation nationale à Paris


Droit à la santé, refus de la franchise, reconnaissance des pénibilités dans le privé et le public

L’avenir de notre système de protection sociale se joue au cours des mois qui viennent.

Le Président omniprésent, dans son discours du 18 septembre, n’a pas caché ses intentions. Tout en vantant les mérites du système de sécurité sociale solidaire, il a ouvert la voie à une individualisation et une privatisation de la couverture sociale.

Quant au gouvernement, il a présenté son projet de loi sur le financement de la sécurité sociale 2008 et actualisé les prévisions sur les comptes de 2007.

Les 12 milliards d’euros de besoins de financement en 2007 signifient l’échec des réformes de 2003 et de 2004 s’agissant des régimes de retraite et de l’assurance maladie.

- Refusant de tirer les enseignements nécessaires de cet échec, le gouvernement amplifie et accélère les politiques régressives à l’œuvre :

  • Instauration de nouvelles franchises médicales, projet de TVA sociale
  • Allongement des durées de cotisations requises pour le droit à la retraite, dégradation du pouvoir d’achat des retraites et des pensions versées
  • Mise en cause des régimes spéciaux et refus de reconnaître la pénibilité du travail et d’en tirer les conclusions qui s’imposent s’agissant du droit à un départ anticipé à la retraite
  • Refus d’engager et de sanctionner la responsabilité du patronat sur la forte dégradation des conditions de travail avec son cortège de souffrances et de pathologies : suicides, troubles musculo-squelettiques, cancers, harcèlements et stress au travail

Un véritable système solidaire

Le patronat masque aujourd’hui les réalités du travail et ses conséquences en matière de santé.

La CGT veut que la réalité des conditions de travail soit connue et reconnue.

- L’amélioration et le développement de la protection sociale appellent d’autres choix :

  • Indemnisation des victimes du travail par la prise en compte de la totalité des préjudices subis
  • Indemnisation et droit à la retraite anticipée pour les victimes de l’amiante
  • Reconnaissance dans tous les régimes, d’un droit à départ anticipé en retraite pour les salariés qui ont exercé des travaux pénibles et astreignants
  • Droit à un départ à la retraite à 60 ans avec une retraite ou une pension représentant 75% de la rémunération perçue
  • Développement de la prévention dans les entreprises et les administrations pour supprimer les risques professionnels
  • Instauration d’un vrai droit d’expression des salariés, pour imposer le droit et la négociation sur l’organisation du travail
  • Mise en place un système de financement des accidents de travail et des maladies professionnelles qui incite les employeurs à la prévention

Un nouveau financement

De manière mensongère, la réforme des régimes spéciaux est présentée comme la solution au financement des retraites. Cela est fait pour cacher les véritables inégalités et dissimuler l’objectif d’une nouvelle aggravation pour tous les salariés, du privé comme du public, des conditions d’accès à la retraite.

Le manque à gagner pour la sécurité sociale de l’élargissement des différents systèmes d’exonérations représente 25 milliards d’euros. Cela doit être mis sur la table.

- D’autres réponses existent :

  • Pour combler le déficit, il faut une politique ambitieuse d’emplois et de salaires
  • Une réforme de la cotisation patronale faisant payer plus les entreprises qui diminuent l’emploi est de même indispensable
  • La contribution patronale doit demeurer une cotisation à la sécurité sociale, tenir compte de la valeur ajoutée produite, être modulée afin de favoriser la création d’emplois, la formation professionnelle, l’investissement, pénaliser la financiarisation (taxation des actifs et produits financiers comme les stocks options)
  • La démocratisation par la gestion des prestations et des cotisations par les salariés et leurs représentants

Pour la CGT, il ne s’agit pas de défendre un statut quo qui laisse des millions de salariés et de citoyens à l’écart d’une véritable protection contre l’exposition aux risques professionnels et sociaux, mais bien de gagner de nouvelles protections et d’obtenir dans tous les domaines les réparations justifiées.

La CGT appelle les salariés à se joindre à la manifestation nationale organisée à Paris par la FNATH (Fédération Nationale des Accidentés du travail et des Handicapés) et l’Andeva (Association Nationale de Défense des Victimes de l’Amiante), le 13 octobre prochain, pour le droit à la santé, dans la vie, au travail, en retraite. D’autres organisations devraient les rejoindre.

TOUTES ET TOUS ENSEMBLE,MANIFESTONS A PARIS, LE 13 OCTOBRE